០២ សីហា ២០២៣ / 02 August 2023
ពិភពលោក ត្រូវតែថ្កោលទោស ការផ្ទេរអំណាច ពីជនផ្តាច់ការយូរអង្វែង ទៅឲ្យកូនគាត់ នៅកម្ពុជា
https://time.com/6298194/cambodia-hun-sen-hun-manet/
TIME Magazine
July 26, 2023
By Sam Rainsy
Cambodia's Long Serving Strongman Is Handing Power to His Son. The World Should Speak Up
On Wednesday, Cambodia’s longtime strongman Hun Sen formally announced that his son Hun Manet will take over as Prime Minister in a matter of weeks. The move comes just days after the world witnessed yet another wholly fraudulent election in Cambodia, a country that has effectively been ruled by one man since 1985. As leader of the country’s army, and a graduate of West Point, New York University, and the U.K.’s Bristol University, many hope that Cambodian democracy may be reborn with Hun Manet coming to power. But, make no mistake, just like with Syria’s Bashar al-Assad and North Korea’s Kim Jong-un, this will not be the case.
I know the nature of Cambodia’s regime all too well. As the interim leader of Cambodia National Rescue Party, I have spent the past seven years in exile because of my opposition to the regime. During this time, Hun Sen’s administration sentenced me to life in prison, and in May he publicly threatened to kill me if I return to my country. There is every reason to expect that Hun Manet will continue the style of rule of his 71-year-old father, who has spent decades grooming him to take over.
But I am just one of hundreds that Hun Sen has suppressed in one way or another. Candlelight, the only remaining credible opposition party in Cambodia, was barred in May from participating in Sunday’s fraudulent election on a bureaucratic technicality. This year, its members have reported being attacked in the street by masked men. Political dissidents of all kinds have been targeted for arrest, imprisonment, and even assassination. There has also been a systematic assault on the country’s free press, with popular newspapers—including Cambodia Daily, Voice of Democracy, and The Phnom Penh Post—either closed or subject to hostile takeovers by those allied with Hun Sen.
The ruling government’s campaign to obstruct free expression also extends to social media. Last month, Hun Sen deleted his Facebook account, following a ruling by Meta’s Oversight Board that he should face a six-month ban from the platform over a video post in which he yet again threatened to have opponents beaten. The Cambodian Ministry of Posts and Telecommunications announced in response that all members of the Oversight Board were barred from entering the country. Hun Sen then threatened to block Facebook entirely for the election period, potentially depriving citizens access to a forum that is free of government censorship. This, ultimately, did not happen, but Hun Sen was explicit in his desired aims: to prevent contact between exiled opposition leaders and citizens of the country.
Ahead of Sunday’s vote, we led a campaign for Cambodians to spoil their ballot papers, en masse, in protest of Hun Sen’s regime and the absence of an alternative political opposition. This was something that Hun Sen feared because it could cast doubt on his rigged public mandate. To mitigate against the impacts of such a move, he made spoiling a ballot a fineable offense of 20 million Cambodian riel ($4,848) and charged myself and others who advocated this hitherto lawful behavior with attempting to undermine the election process. He also ensured that polling booths were staffed only by members of his ruling Cambodian People’s Party, thus adding a further layer of intimidation. And this was all after a widespread series of arbitrary arrests, focusing on local Candlelight leaders, including youth and women’s wings.
The international community must back the democrats of Cambodia. The 1991 Paris Peace Agreements, signed by 19 countries including the U.S., laid out a process for building a free and democratic Cambodia. But the international community has reneged on that promise.
Hun Sen should be an international pariah but the international community continues to work with him. He was chair of the ASEAN summit
in 2022 for the third time. In this capacity, he was also invited to co-chair the E.U.-ASEAN summit, further lending his regime the legitimacy
of the West. The E.U. in 2020 withdrew some of Cambodia's tariff-free benefits on human rights grounds. But given the blatant breach of international obligations, restriction of these special privileges ought to be significantly increased, and high-ranking officials involved in rights violations should be targeted with sanctions.
We fear that, despite talk of monitoring Hun Sen’s disregard for human rights, many democratic leaders, particularly in the West, will ultimately give him the international legitimacy he needs to complete the dynastic transition to his son. Doing so would come at the cost of both encouraging dictators worldwide and failing the Cambodian people and the international legal order once again. This cannot happen.

ហេតុអ្វីបានជាលោកសេរី មិនត្រូវទទួលស្គាល់ការបោះឆ្នោតក្លែងក្លាយ នៅកម្ពុជា?
https://www.nouvelobs.com/.../pourquoi-l-occident-ne-doit...
L'OBS (Le Nouvel Observateur)
25 juillet 2023
Par Sam Rainsy
Pourquoi l’Occident ne doit pas reconnaître les résultats des simulacres d’élections au Cambodge
Dans une tribune à « l’Obs », Sam Rainsy, un des principaux leaders de l’opposition cambodgienne en exil en France, en appelle à la communauté internationale face au durcissement du régime de Hun Sen après le scrutin législatif « volé » du 23 juillet.
Les élections du dimanche 23 juillet au Cambodge auraient dû dissiper auprès de l’ensemble de la communauté internationale toute illusion selon laquelle le pays reste une démocratie. Le principal parti d’opposition, le parti Candlelight, en route vers la victoire, a été interdit deux mois avant le jour du scrutin pour des raisons techniques. Une poignée de partis minuscules et sans importance ont été autorisés à se présenter dans un théâtre électoral de style soviétique, permettant au régime de conserver le pouvoir.
Hun Sen, un ancien responsable khmer rouge qui a fait défection avant la chute du régime, est à la tête du pays depuis les années 1980. Il se vante d’être le Premier ministre le plus ancien du monde, mais il a survécu trente-huit ans au pouvoir uniquement grâce à la répression et en mettant un terme à la démocratie. Tout cela contre la Constitution nationale et le droit international ! Hun Sen veut que son fils, Hun Manet, l’actuel chef de l’armée, prenne la relève peu après son inévitable « victoire » électorale. Il est en train de créer une dynastie là où il y avait autrefois de grands espoirs d’une démocratie après les horreurs du Cambodge du XXe siècle.
Sur les 125 sièges « disputés » à l’Assemblée nationale, 25 % des candidats sont liés à Hun Sen. Les tactiques répressives du Premier ministre s’intensifient. Tout comme lors des précédentes élections de 2018, les opposants ont été contraints à l’exil et jugés par contumace. En mars, Kem Sokha, le président de mon parti [le Parti du sauvetage national, NDLR], a été condamné à vingt-sept ans de prison pour ce que les Etats-Unis ont qualifié de « complot fabriqué de toutes pièces ». J’ai toujours su, en tant que responsable du principal parti d’opposition, que je serais arrêté si jamais je remettais les pieds dans mon pays natal.
Cette année, le comportement de Hun Sen est devenu de plus en plus erratique. Les arrestations ne suffisent plus. Il a menacé de me faire exploser avec un missile soviétique BM-21 si jamais je retournais au Cambodge. Ce n’est pas une menace en l’air. En effet, au cours de son mandat de Premier ministre, Hun Sen ne s’est pas abstenu de tuer ses opposants les plus virulents. Des ONG ont été expulsées du pays, y compris les volontaires du Corps de la paix américain. Le principal journal indépendant, « The Cambodia Daily », a été fermé et Human Rights Watch a documenté des agressions physiques contre des dirigeants de l’opposition perpétrées en plein jour, qui n’ont pas fait l’objet d’enquêtes sérieuses de la part des autorités cambodgiennes.
Le National Internet Gateway – calqué sur celui de la Chine – a été promulgué, coupant l’accès à tous les médias libres et permettant d’espionner les communications de chaque Cambodgien. Des prisonniers politiques ont été contraints de faire défection pour rejoindre le Parti du peuple cambodgien de Hun Sen, ils se sont vus offrir des postes gouvernementaux en échange de leur libération ou ont été menacés d’être privés de soins médicaux en prison s’ils refusaient. Même Facebook a temporairement suspendu le compte du Premier ministre après qu’il a menacé de faire tabasser ses opposants.
Accroître la pression sur Hun Sen
Comment les démocrates au Cambodge peuvent-ils riposter ? Cette année, nous avons appelé toute la population à boycotter les élections. Cependant, le gouvernement punit le vote nul d’une amende de près de 4 000 dollars, soit plus du double du revenu annuel moyen des ménages. Toute personne qui ne vote pas au scrutin de cette année sera empêchée de se présenter aux futures élections. Malgré cela, certains sont assez courageux pour protester de cette façon. La communauté internationale doit exiger du gouvernement de Hun Sen que le nombre de bulletins annulés soit compté et publié avec précision.
Nous avons également besoin d’un soutien plus fort de la part du reste du monde. La communauté internationale ne doit donner aucune forme de légitimité à cette élection. Même chose que pour le régime Maduro au Venezuela. Nous craignons que l’Union européenne (UE), les Etats-Unis et d’autres n’expriment leurs préoccupations au sujet des élections truquées le jour des résultats, mais que discrètement, alors que les projecteurs des médias tomberont ailleurs, ils commencent une coopération de facto et, dans la pratique, acceptent Hun Sen comme dirigeant légitime.
La communauté internationale a la responsabilité historique de soutenir les démocrates du Cambodge. De nombreux pays européens ont signé l’obligation, lors des premiers scrutins libres et équitables en juin 1993, de garantir que les élections cambodgiennes soient libres et pacifiques dans le cadre des Accords de paix de Paris [signés en 1991, sous l’égide de l’ONU, après deux décennies de guerre et de régime khmer rouge (1975-1979), NDLR]. Le silence face à cette élection voléereviendrait à revenir sur cette promesse et signifierait l’abandon d’accords juridiques internationaux contraignants.
Les sanctions auxquelles le régime de Hun Sen a été confronté depuis 2018, lorsque le même scénario électoral s’est déroulé, ont été modérées. Le Cambodge a bénéficié d’un traitement préférentiel dans le cadre de l’accord commercial « Tout sauf les armes » (TSA) de l’Union européenne en faveur des pays les moins avancés. 20 % de ce privilège a été supprimé en réponse à des préoccupations en matière de droits de la personne. Compte tenu de la détérioration de la situation, l’UE doit tenir son engagement de restreindre davantage ces privilèges commerciaux et d’introduire des mesures ciblées pour accroître la pression sur Hun Sen.
Les pays occidentaux sont réticents à critiquer le Cambodge parce qu’ils craignent de perdre davantage d’influence alors qu’ils tentent de contrer la montée en puissance de la Chine. Ils font une erreur de calcul. Hun Sen n’est pas un allié : il a déjà permis aux Chinois d’établir une base militaire dans le pays malgré la neutralité militaire constitutionnelle et l’obligation de le rester en vertu des Accords de Paris.
Des sanctions plus sévères contre les hauts responsables du régime auraient un impact. Le fils de Hun Sen, Hun Manet, est diplômé de West Point [prestigieuse académie militaire américaine, NDLR], de l’université de New York, et est titulaire d’un doctorat en économie de l’université de Bristol [au Royaume-Uni, NDLR]. Lorsque les membres du régime ont besoin de soins médicaux, d’éducation ou de vacances luxueuses, ils voyagent aux Etats-Unis ou en Europe, pas en Chine. Le fils de Hun Sen, qui pourrait s’adresser à l’Assemblée générale de l’ONU en septembre, renforcera le système autocratique que son père a créé, un système qui a privé 17 millions de personnes de liberté. Le monde ne doit pas rester les bras croisés alors que le peuple cambodgien va continuer d’être réprimé pendant encore cinq ans.

ការលាលែងរបស់ ហ៊ុន សែន អាចនាំមកនូវការប្រខាំគ្នា ក្នុងជួរថ្នាក់ដឹកនាំគណបក្សប្រជាជនកម្ពុជា
https://www.rfi.fr/.../20230726-d%C3%A9mission-de-hun-sen...
RFI - Radio France Internationale
26 juillet 2023,
Démission de Hun Sen: «Une révolution de palais est possible» au Cambodge
Le Premier ministre cambodgien, Hun Sen, a annoncé sa démission, ce mercredi 26 juillet. Une nouvelle qui intervient quelques jours après une victoire écrasante de son parti aux élections législatives, décrites comme fantoches par de nombreux observateurs. Sam Rainsy, l’opposant historique du Premier ministre, évoque les scénarios possibles d'ici au 22 août et la prise de fonction du poste de Premier ministre par Hun Manet, le fils aîné d'Hun Sen.
Sam Rainsy : C’était attendu, mais il y a une petite précipitation quand même. Le 22 août prochain, Hun Sen cessera d’être Premier ministre, et il sera remplacé par son fils Hun Manet. On le savait plus ou moins, mais le fait que les choses se précipitent comme ça témoigne de plusieurs choses possibles. Premièrement, la santé d'Hun Sen, qui ne lui permettrait pas de rester au poste de Premier ministre bien plus longtemps. Et deuxièmement, il y a peut-être des dissensions internes au sein du parti au pouvoir.
Donc Hun Sen veut forcer la main à ses rivaux, ou à ceux qui s’opposeraient à l’établissement d’une dynastie politique, et je peux vous dire qu’il y en a. Hun Sen paraît très embarrassé, et plutôt peureux. Il a montré sa peur quand il a empêché le seul parti d’opposition crédible à se présenter, donc il a gagné presque tous les sièges à l’Assemblée nationale, il a laissé cinq sièges au parti royaliste pour faire de la décoration, mais ça ne trompe personne.
En tout cas, Hun Sen marche sur des œufs en ce moment. On sait qu’il a dû s’absenter, d’une façon imprévue, plusieurs fois de suite, et plusieurs jours, chaque fois. On ne connaît pas vraiment son âge, vous savez, il change de date de naissance, un peu comme cela pourrait l’arranger. On est très superstitieux au Cambodge, on change de date de naissance comme ça, surtout quand vous êtes né à la campagne il y a 70 ans ou 80 ans, il n’y avait pas d’état civil. Donc, on peut dire ce qu’on veut, mais ce qui est sûr, c’est qu’il a une démarche au cours des dernières années qui paraît plus difficile qu’avant. Et c’est sûr qu’il y a une précipitation.
Quels sont les scénarios possibles ? Existe-t-il des dissensions à l’intérieur du parti au pouvoir ?
Tout le monde a peur et personne n’ose dire ouvertement ce qu’il pense, mais on peut supposer qu’il y a au moins trois personnes qui sont mécontentes des projets de succession familiale d'Hun Sen.
D’abord, il y a monsieur Sar Kheng, l’actuel ministre de l’Intérieur, qui aurait pu et aurait même dû être Premier ministre, au moins pendant un certain temps, au lieu que ce poste soit monopolisé par Hun Sen sans interruption depuis 38 ans. Il y a aussi le ministre de la Défense, Tea Banh, qui doit partir, parce que la succession d’Hun Sen par Hun Manet fait des dégâts collatéraux. Hun Sen, il a pu commander Tea Banh pendant très longtemps, mais Tea Banh n’accepte pas de se retrouver sous les ordres du jeune fils d'Hun Sen. Et le troisième, c’est le président du Sénat actuellement, il s’appelle Say Chhum.
Les trois noms que je viens de citer, ces personnes sont assez proches, donc elles peuvent très bien former un clan pour s’opposer au plan d'Hun Sen et de son fils et de l’entourage d'Hun Sen, très proche. Je pense qu’ils ne voient pas d’un très bon œil le projet de succession familiale élaboré par monsieur Hun Sen. Tout est possible. Il n’y aura pas de coup d’État militaire au sens propre du terme, mais il peut y avoir une révolution de palais.
Quel est le rôle de la Chine dans la succession du pouvoir au Cambodge ?
La Chine est devenue le plus gros créancier du Cambodge, le plus gros donateur et le plus gros investisseur. Mais la Chine n’a pas fait qu’investir au Cambodge, elle a investi le Cambodge. La Chine contrôle vraiment tous les leviers du pouvoir au Cambodge. Et c’est irréversible. La Chine a construit une base militaire, c’est ça que le Cambodge est devenu, un bastion militaire de la Chine, donc elle ne va pas s’arrêter là.
Et Hun Sen a besoin de la Chine pour rester au pouvoir, pour assurer que son fils continue de gouverner le pays après lui. Parce que d’autres personnes influentes n’ont pas les mêmes intérêts qu'Hun Sen, et ces personnes rivales d'Hun Sen voient que c’est un danger qu'Hun Sen mène le Cambodge au-devant d’un grave danger. De s’allier de cette façon avec la Chine, cela menace la stabilité, la sécurité et la paix dans la région. Et beaucoup de pays dans la région partagent les mêmes préoccupations, c’est-à-dire craignent cette menace chinoise. Le fait de voir le Cambodge d'Hun Sen s’aligner, servir la politique expansionniste de la Chine, ça crée beaucoup de mécontentements, ou tout du moins, d’inquiétude. Donc les personnes à l’intérieur du parti au pouvoir au Cambodge, qui envisageraient de remplacer Hun Sen par une autre équipe moins inféodée à la Chine, ce groupe, ce clan, pourrait avoir des appuis régionaux et même internationaux.
Est-ce qu'Hun Sen continuera à jouer un rôle ? Avez-vous l’espoir d’un changement ?
Cette transition familiale présente des risques pour Hun Sen, il a pris ces risques, il va les assumer. Ce n’est pas une question de personne, c’est une question de système.
Tant que le système mis en place par Hun Sen reste en place, rien ne changera. Ce n’est pas Hun Manet qui remplacera Hun Sen, qui changera le mode de fonctionnement de ce système. Je prends une comparaison : en Syrie, il y a une vingtaine d’années, quand le président autoritaire Hafez el-Assad s’est fait remplacer par son fils, plus jeune bien entendu, mais surtout plus éduqué, certains pensaient que le fils ferait mieux que le père, qu’il serait plus libéral, plus démocratique que le père… Pas du tout. Donc ce n’est pas une question d’âge, ce n’est pas une question d’éducation, c’est une question de système. Et je pense que le système dictatorial mis en place par Hun Sen restera en place également. Donc rien ne changera si Hun Manet remplace son père.
Mais dans les circonstances actuelles, tout changement est porteur d’espoir. C’est une redistribution des cartes, une nouvelle donne qui s’annonce, et tout est possible. Les personnes qui attendent ce moment depuis longtemps, je pense qu’elles vont saisir, chacune à leur façon, cette opportunité pour apporter plus d’ouverture au régime actuel. C’est un élément qui pourrait s’ajouter à d’autres. Ce sera un concours de circonstances qui pourra amener à un grand bouleversement. Moi-même, je compte rentrer au Cambodge dès que la situation changera en Thaïlande, parce que Hun Sen a interdit aux compagnies aériennes de me transporter au Cambodge, donc il ne me reste plus que la voie terrestre, il faut que je passe par la Thaïlande.
Quand il y aura un changement de gouvernement en Thaïlande, quand les démocrates viendront au pouvoir en Thaïlande, je pense que les démocrates ne vont pas soutenir Hun Sen. Au contraire, je pense qu’il y aura une solidarité de fait entre les démocrates de Thaïlande et des démocrates du Cambodge. Et quand je rentrerai au Cambodge, je pense que ce pourra être un catalyseur pour amener un grand changement. Tant que je reste en vie et tant que le peuple cambodgien continue de souffrir, je me battrai pour que le peuple cambodgien connaisse des jours meilleurs.

មេគណបក្សប្រឆាំង នៅកម្ពុជា ថ្លែងថា មិនអាចសង្ឃឹមថា នឹងមានការផ្លាស់ប្តូរអ្វីទេ (ក្រោយពីការផ្ទេរតំណែង ជានាយករដ្ឋមន្ត្រី ពី ហ៊ុន សែន ឲ្យទៅកូនគាត់)
https://www.msn.com/.../hopes-for-change.../ar-AA1eucJ2...
AFP - Agence France Presse
July 28, 2023,
Hopes for change in Cambodia 'illusion': Opposition leader
PARIS: Any hopes that Cambodia could become more democratic or friendlier to the West after Prime Minister Hun Sen's departure are misguided, leading opposition figure Sam Rainsy said.
Hun Sen, one of the world's longest-serving leaders, this week said he would resign and hand power to his eldest son, Hun Manet, after almost four decades of hardline rule.
The former Khmer Rouge cadre has run the kingdom since 1985, eliminating all opposition to his power, with rival parties banned, challengers forced to flee and freedom of expression stifled.
"Some people think that with Hun Manet, Hun Sen's son, it will be better than with the father, the regime will be better, the Cambodian people will have more freedoms. The new government would be less hostile to the West, would distance itself from China," Rainsy told AFP in an interview from his exile base in Paris.
"I think this is pure illusion."
'NOTHING WILL CHANGE'
Rainsy, who is leader of the Cambodia National Rescue Party (CNRP) and lives in exile in France to avoid charges he says are politically motivated, said Hun Sen was "preserving the current system" by next month handing the premiership to Hun Manet, a 45-year-old four-star general.
"You can change leaders many times but nothing will change because the system remains the same," Rainsy said.
Hun Sen's Cambodian People's Party (CPP) last week won a landslide victory in an election with no meaningful opposition, paving the way for a dynastic succession to his eldest son that some critics have compared to that of North Korea.
Western powers, including the United States and the European Union, condemned the poll as neither free nor fair.
But Rainsy said that the Cambodian people's desire for more democracy remained intact, even after the decades of Hun Sen's rule.
"I think nothing can resist the aspiration of the Cambodian people to have more freedoms, to have a new system that is more free and more just, in short to have democracy," Rainsy said.
"The only obstacle to democracy in Cambodia is Hun Sen and his plan to implement a family succession, to found a political dynasty."
He claimed that "even within the ruling party, concerned people feel the same way", adding: "We all want democracy."
'LIKE A MATCH'
The government is blocking his return home, a sign that Hun Sen had a "fear of my presence in Cambodia", Rainsy said.
"Hun Sen knows that my return to Cambodia would be a danger to his regime. This means that the Cambodian people (are) waiting for an opportunity and for a leader, at least a symbolic leader, to rise up," he said.
"I am the symbol of this resistance, and when the symbol of resistance is on Cambodian soil, that's like a match being put to a powder keg," he said.
Rainsy said he thought the Cambodian army, "which is poorly paid, which suffers from injustice", would join such a movement.
"They will stand with the people and this is how a peaceful revolution, how a democratic change can take place in Cambodia," he said.
Cambodia ranks 150th out of 180 in Transparency International's corruption perception index. In Asia, only Myanmar and North Korea rank lower.
After stepping down as prime minister, Hun Sen has said he will become president of the senate and act as head of state when the king is overseas.
"Hun Sen will still be there, he will continue to pull the strings from behind the curtain," Rainsy said, adding that Hun Manet has "lacks personality and charisma and his father's authority".
