សំបុត្រ​លោក​ ស​ម រង្ស៊ី​ ទៅរដ្ឋមន្ត្រីក្រសួងសុខាភិបាលបារាំង​ ស្នើឲ្យ​បង្កើន​កម្លាំង​ទប់ទល់​មេរោគ​ក្នុង​ខ្លួន​បុគ្គលនីមួយៗ​ ដើម្បី​បំពេញបន្ថែមដល់ភាពស៊ាំនឹងមេរោគកូរ៉ូណាក្នុងសង្គមទាំងមូល។ ​- Lettre de Sam Rainsy au ministre Français de la santé et des solidarités suggérant des mesures de renforcement de l’immunité individuelle comme un complément à la recherche de l’immunité collective. - Letter of Sam Rainsy to the French minister of health regarding the strengthening of individual immunity as a complement to the collective immunity.

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២៦ មេសា ២០២០ / 26 April 2020 - Message au Ministère de la Santé

Paris, le 26 avril 2020

A l'attention de Monsieur Thierry Mathou
Directeur de l’Asie et de l’Océanie

Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères

Monsieur le Directeur,

Je vous serais reconnaissant de bien vouloir transmettre le texte ci-dessous intitulé "COVID-19: Immunité Individuelle contre Immunité Collective" au Ministère de la Santé. C'est une nouvelle contribution de ma part à l'effort national pour vaincre la pandémie du COVID-19. 

Avec mes remerciements et mes cordiales salutations.

Sam Rainsy

COVID-19 : IMMUNITE INDIVIDUELLE CONTRE IMMUNITE COLLECTIVE

L’immunisation collective passe par l’immunisation individuelle mais les deux exigent des mesures contraires

Pour les états et la communauté internationale, c’est la quadrature du cercle que d’essayer de définir et mettre en place une politique de santé publique cohérente face à la pandémie du COVID-19.

Parce qu’il n’existe ni vaccin ni traitement contre le COVID-19, les pouvoirs publics en sont réduits à procéder à un confinement de la population. Ce confinement a pour effet de ralentir la propagation de la maladie et d’éviter l’effondrement du système hospitalier.

Mais le prolongement du confinement repousse dans le temps la réalisation de l’objectif ultime qui est l’arrêt de la pandémie grâce à une "immunisation collective" de la population.

Or l'immunisation collective ne sera atteinte que lorsque 60 à 70% des personnes constituant la population auront été en contact avec le coronavirus et auront développé une "immunité individuelle", ce qui exige une ouverture sur le monde extérieur et donc un arrêt ou un relâchement du confinement.

Mais toute mesure de déconfinement est contraire au premier objectif de protection de la population par un ralentissement de la propagation de la maladie permis par le confinement.

C’est la quadrature du cercle parce que l’immunisation collective recherchée passe par l’immunisation individuelle et que les deux exigent, au même moment, des mesures contraires.

En théorie, l’immunisation individuelle en l’absence d’un vaccin est une immunisation spontanée acquise, sans traitement et sans dommages, au contact du virus. Elle devrait être le résultat d’une infection bénigne pouvant même passer inaperçue.

Mais en pratique, ce processus d’immunisation individuelle n’est pas uniforme et n’est pas sans danger pour tout le monde, car nous ne sommes pas égaux devant le coronavirus et certains d’entre nous auront plus de mal à vaincre ce virus. Ils subiront la maladie appelée COVID-19 qui leur causera plus ou moins de dégâts et pourra même leur être fatale. Cela dépend précisément de leur immunité individuelle, variable d'une personne à l'autre

Dans la lutte contre le COVID-19, il faut étudier cette immunité individuelle dont la force conditionne le prix à payer pour obtenir l’immunité collective. Il faut surtout évaluer les cas où la faiblesse ou la diminution de l’immunité individuelle n’est ni inévitable ni irréversible.  

C’est cet aspect épidémiologique qui constitue le volet manquant des politiques actuelles de santé publique pour faire face au COVID-19. Pour compléter leur panoplie, les pouvoirs publics devraient organiser et promouvoir des mesures et des programmes qui pourraient conduire à un renforcement de l’immunité individuelle en vue d’atteindre l’immunité collective avec le moins de dégâts possible.

La propagation du virus est indispensable pour avancer vers l’immunisation collective. On en est encore très loin puisqu’à ce jour, seulement 7% de la population française pourrait être considérée comme immunisée.

Il faudra déterminer et revoir sans cesse la vitesse optimale – relativement grande tout en restant tolérable – de la propagation de la maladie en passant par un choix difficile entre confinement pour des raisons de santé publique et déconfinement pour des raisons économiques et sociales.  

Parce qu’on ne sait pas comment se défendre contre le coronavirus ni d’une manière préventive (vaccin) ni d’une manière offensive (traitement), on se résout à se cacher (confinement) pour rester hors de sa portée.

Mais la tactique de la cachette a ses limites car pendant toute la durée du confinement, la vie économique, sociale et culturelle du pays et d’une grande partie du monde se trouve au point mort avec des conséquences incalculables.

La question cruciale est de savoir quand et comment déconfiner sans exposer la population au point de provoquer une nouvelle vague de l’épidémie.

Confinement, déconfinement et reconfinement donneront lieu à une politique de stop-and-go dans ce domaine de la santé publique.

Pour limiter les risques sanitaires en période de déconfinement, les pouvoirs publics ne devraient pas laisser la population attendre passivement l’acquisition de l’immunité individuelle. Ils devraient concevoir et appliquer un ensemble de mesures destinées à informer les personnes concernées sur les moyens de renforcer leur système immunitaire de manière à ce qu’elles aient plus de chance de vaincre le virus au moment du contact avec celui-ci et de développer cette une immunité individuelle recherchée.

Tous les moyens et incitations devraient être mis en place pour encourager les millions de personnes concernées à suivre les recommandations du corps médical pour renforcer d’une manière naturelle le système immunitaire de chacun.

Dans ce contexte de la pandémie du COVID-19 contre laquelle il n’existe ni vaccin ni traitement, des groupes d’experts devraient être mis en place pour évaluer tous les moyens pour renforcer le système immunitaire: Vitamines (notamment C, B et D) et oligoéléments (comme le zinc et le sélénium); probiotiques pour agir sur le microbiote intestinal qui fait partie du système immunitaire; acides gras Oméga-3 réputés pour leurs effets favorables sur le système immunitaire; mélatonine qui pourrait moduler la réponse immunitaire notamment dans l’inflammation; pratique du yoga dont certaines postures pourraient stimuler les défenses immunitaires; rôle de l’alimentation, du sommeil, des exercices physiques, etc.  

Si les personnes âgées et/ou de santé déjà fragile sont très largement représentées dans les statistiques de décès du COVID-19, c’est parce que leur système immunitaire était affaibli, mais d’une manière pas forcément irrémédiable et irréversible si ces personnes avaient fait l’objet d’une attention particulière sur ce point.

Certes, beaucoup d’éléments qui pourraient concourir au renforcement du système immunitaire relèvent de choix personnels. Mais dans les circonstances actuelles, il peut être d’une grande utilité que les responsables de la santé publique informent d’une manière méthodique la population sur les moyens scientifiques de renforcer le système immunitaire, et encouragent chaque citoyen à vaincre individuellement le COVID-19 par son propre système immunitaire afin d’atteindre plus rapidement et plus sûrement l’immunisation collective qui mettra fin à la pandémie.

Sam Rainsy
Chef de l'opposition cambodgienne en exil à Paris
Ancien Ministre des finances

On Mon, 20 Apr 2020 at 17:01, Rainsy Sam wrote:

PREPARER LA FIN DU CONFINEMENT EN FRANCE 

Le plan de déconfinement du gouvernement français consistant à tester en priorité les personnes ayant présenté des symptômes du Covid-19 pour ensuite isoler plus ou moins systématiquement celles qui sont positives à un test virologique, présente une faille importante. Cette faille provient des personnes contaminées mais ne présentant pas de symptômes qui peuvent constituer jusqu'à 80% de la population infectée et qui sont susceptibles de transmettre le coronavirus à leur entourage. Espérons que des tests sérologiques (pour détecter les anticorps) suffisamment fiables verront très rapidement le jour.

Sam Rainsy


PREPARING THE END OF CONFINEMENT IN FRANCE 

France's government plan for ending confinement consists of priority testing for people with #COVID19 symptoms before systematically isolating those who have a positive result from a virological test. The plan has an important flaw, concerning people who are contaminated but have no symptoms. This group can be as large as 80% of the infected population. Let us hope that sufficiently reliable serological tests to identify antibodies will quickly become available.

Sam Rainsy


On Thu, 16 Apr 2020 at 22:30, Rainsy Sam wrote:
Le 16 avril 2020

A l'attention de Monsieur Thierry Mathou
Directeur de l’Asie et de l’Océanie

Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères

Monsieur le Directeur,
Suite à mes précédents courriers électroniques des 28 mars et 3 avril derniers, je vous serais reconnaissant de bien vouloir transmettre au Premier Ministre Edouard Philippe et à son gouvernement le texte ci-après intitulé "Le Passeport immunitaire: Un instrument indispensable pour préparer le déconfinement", que je présente comme troisième volet de ma contribution à l'effort national pour vaincre le COVID-19. 

Avec mes remerciements et mes plus cordiales salutations,

Sam Rainsy

Citoyen français

Chef de l’opposition cambodgienne en exil à Paris
Ancien Ministre des finances

14 avril 2020

LE PASSEPORT IMMUNITAIRE: UN INSTRUMENT INDISPENSABLE POUR PREPARER LE DECONFINEMENT

Après la publication de mon article "International Immunity Passports Can Help Restore Freedom of Movement" dans The Geopolitics le 8 avril dernier (1), il y a eu des réactions mettant en cause la faisabilité de ces passeports immunitaires sur la base de la fiabilité jugée insuffisante des tests sérologiques. Ainsi Le Figaro a publié le 12 avril un article soulignant dans son titre « La fiabilité bien trop aléatoire des éventuels "passeports immunitaires" ». (2) 

Cet article prend pour exemple une population d'un million de personnes qui, dans la phase actuelle de la pandémie du COVID-19, n'a été touchée par le coronavirus et n'a été immunisée qu'à hauteur de 10%, ce qui correspond à 100,000 personnes. Mais pour les autres 900,000 personnes qui restent encore vulnérables à la maladie, un test de sérologie fiable à 95% désignerait -- par sa marge d'erreur de 5% -- un groupe de 45,000 faux immunisés à qui on donnerait à tort un "passeport immunitaire" car ces personnes pourraient s'infecter et devenir contagieuses une fois sorties du confinement. C'est la raison pour laquelle Le Figaro conclut que ce "'passeport immunitaire' risque d’être non seulement inefficace, mais même dangereux".  

Mais avec un tel raisonnement, personne ne pourra jamais raisonnablement sortir du confinement car avec la même population d'un million de personnes supposées immunisées à hauteur de 50% dans une phase ultérieure de la pandémie  -- c'est-à-dire après le franchissement du seuil de ce que l'on appelle "immunisation collective" -- il serait toujours dangereux de déconfiner 25,000 faux immunisés en appliquant la même marge d'erreur de 5% attribuée aux tests sérologiques actuels sur une population répartie en deux groupes égaux: 500,000 immunisés et 500,000 non immunisés.

Il est relativement facile de résoudre le problème soulevé par Le Figaro. Comme je l'ai écrit précédemment dans The Geopolitics, "one immediate solution is for health authorities to possibly establish a protocol allowing for two serological tests to be carried out at intervals to confirm that immunity exists and that it can be relied on for an acceptable and workable period" (1). Avec l'application de deux tests sérologiques consécutifs sur une même personne, la marge d'erreur serait réduite mathématiquement de 5% à 0,25%, ce qui deviendrait beaucoup plus acceptable. 

Pour mieux garantir encore la fiabilité du passeport immunitaire, je suggère un protocole pour sa délivrance qui combine un test PCR déjà largement utilisé jusqu'à maintenant pour la détection du coronavirus au moyen d'un prélèvement dans le nez ou dans la gorge, et un test sérologique destiné à détecter les anticorps présents dans le sang à la suite d'une infection par le coronavirus (voir tableau ci-dessous).

La première étape du protocole consiste à soumettre d'abord la personne candidate au passeport à un test virologique PCR. Alors, de deux choses l'une:

- Ou bien le test est positif (cas 1), ce qui indique que la personne est actuellement infectée/malade, et on lui refuse le passeport sans besoin de lui faire subir un test sérologique;

- Ou bien le résultat est négatif (cas 2 à 5), et on continue d'examiner la personne en lui préconisant un test sérologique pour détecter les anticorps qui sont, pour simplifier, au nombre de deux: les IgM indiquant une infection récente ou en cours, et les IgG indiquant une infection ancienne et une immunité présente à la maladie. 

Plusieurs cas peuvent alors se présenter:

- Cas 2: Les anticorps IgM et IgG sont tous les deux négatifs: la personne n'a pas été au contact du coronavirus et son système immunitaire ne connaît pas encore ce virus. La personne reste vulnérable, pouvant être infectée et devenir contagieuse à tout moment. On lui refusera le passeport immunitaire.

- Cas 3: L'anticorps IgM est positif mais l'anticorps IgG est négatif: la personne a été récemment infectée ou reste toujours infectée mais son système immunitaire a réagi avec plus ou moins de succès, menant à un début de guérison qui doit être confirmée. Le passeport immunitaire ne pourra être remis qu'après un deuxième test sérologique pour mesurer l'évolution (présence et quantité) des anticorps IgM et IgG.

- Cas 4: Les deux anticorps IgM et IgG sont positifs, ce qui indique une guérison bien établie. Le passeport immunitaire pourra être remis.

- Cas 5: L'anticorps IgM peut disparaître ou ne subsister qu'en très petites quantités au bout de quelques semaines ou mois, mais l'anticorps IgG reste bien présent, ce qui indique que le sujet a acquis l'immunité recherchée. Le passeport immunitaire pourra être remis.

Devant cette nouvelle maladie avec des caractéristiques inédites qu'est le COVID-19, il reste encore beaucoup d'inconnues, d'incertitudes et d'interrogations concernant notamment la fiabilité des tests de dépistage du coronavirus ainsi que la nature, l'intensité et la durée des réponses immunitaires à une infection par le coronavirus. La recherche d'un vaccin et d'un traitement contre ce coronavirus fait également l'objet d'interrogations multiples. Mais, devant les enjeux pour l'humanité face à la pandémie actuelle, il est certain que des progrès décisifs seront accomplis rapidement. Le Figaro a cité la semaine dernière la directrice de l'INSERM, un centre de recherche des plus prestigieux en France, Dominique Costagliola qui a dit: "Concernant le traitement contre le COVID-19, je n'ai jamais vu la recherche clinique avancer aussi vite". Il en est certainement de même pour ce qui est des tests de dépistage aussi bien pour détecter le virus que pour mesurer les réponses immunitaires. 

Chaque jour on annonce que des centres de recherche, des laboratoires et des sociétés pharmaceutiques dans de nombreux pays ont développé de nouveaux tests de plus en plus fiables et de plus en plus performants et qu'ils reçoivent des commandes de plus en plus colossales d'autorités nationales qui se préparent à déconfiner leurs populations.

Il devient de plus en plus évident que les tests sérologiques seront associés plus ou moins étroitement aux opérations de déconfinement et que, dans cette lutte pour circonscrire le COVID-19, liberté de circulation et statut immunitaire iront de pair, ce qui correspond bien à la notion du passeport immunitaire, même si on ne l'appelle pas par ce nom. 

Il n'est pas étonnant alors que le marché des tests sérologiques présente d'immenses perspectives de développement. Alors que l'article ci-dessus du Figaro met en doute la fiabilité actuelle de ces tests sérologiques pour exclure leur usage dans la délivrance d'un quelconque passeport immunitaire, un autre article paru le même jour (12 avril) dans le même Figaro (3) rapporte que "la qualité des tests proposés progresse de jour en jour" selon Stéphane Eimer, PDG de Biogroup, numéro un français des laboratoires privés d’analyse médicale. Il rapporte aussi que le Ministre de la santé, Olivier Véran "table sur des tests sérologiques qui se révèleront cruciaux pour la sortie du confinement" et précise que "les commandes de la France (de ces tests) interviennent dans un marché hyperconcurrentiel, la demande de tests étant massive et mondiale", à tel point que "le gouvernement français a commandé ses premiers tests sérologiques à l’américain Abbott, qui, à ce stade, n’a pas encore obtenu d’agrément en France". Tout le monde se presse donc pour se procurer des tests sérologiques qui sont à la base du passeport immunitaire.

Une autre utilité du passeport immunitaire serait de permettre immédiatement -- sans risque pour qui que ce soit -- des déconfinements individuels ou collectifs pour d'innombrables personnes ou groupes de personnes incluant des professionnels de tous les secteurs d'activité avant tout déconfinement sur une plus grande échelle, comme je l'ai proposé dans un article dans The Geopolitics du 27 mars intitulé "How to Prevent COVID-19 from Paralysing the World's Economy". (4)

J'espère que ma proposition d'un passeport immunitaire aidera les Etats à mieux affiner leur stratégie pour mettre un terme à cette aberration que devient le confinement général et indiscriminé qui est appliqué jusqu'à maintenant quel que soit l'état immunologique de chacun. Dans tous les cas, le coût d'un passeport immunitaire est insignifiant par rapport aux bénéfices de tous ordres qu'il rapporte à son détenteur et à la société. 

Sam Rainsy
Chef de l'opposition cambodgienne en exil à Paris
Ancien Ministre des finances

(1) https://thegeopolitics.com/international-immunity-passports-can-help-restore-freedom-of-movement/

(2) https://www.lefigaro.fr/sciences/la-fiabilite-bien-trop-aleatoire-des-eventuels-passeports-immunitaires-20200412 

(3) https://www.lefigaro.fr/sciences/la-france-renforce-ses-capacites-de-tests-du-coronavirus-20200412

(4) https://thegeopolitics.com/how-to-prevent-covid-19-from-paralysing-the-worlds-economy/
 

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